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Pleut-il Vraiment en Bretagne?

Quand on parle de la Bretagne à quelqu'un qui n'y est pas, le sujet devient rapidement inévitable : il pleut tout le temps. Et quand vous dites à un carcassonnais que vous venez de Pouldreuzic ou de Loscouët-sur-Meu (ben oui, y'en a) il vous regarde d'un air condescendant, se demandant intérieurement comment il peut y avoir des êtres humains dans des endroits où il pleut autant. Alors il est temps de rétablir quelques vérités fondamentales.

Qu'est-ce que la pluie ?

La pluie est, pour un météorologue patenté la chute, du ciel vers le sol d'un nombre plus ou moins important de gouttes d'eau. En général, dès qu'il pleut il sort sont pluviomètre pour mesurer la quantité d'eau qui est tombée dedans. Avec son œil de spécialiste, il sait même du premier coup la bruine et ses gouttes de moins de 6 mm de diamètre tombant à moins de 1 m/s, de l'ondée avec des gouttes de 1 à 3 mm chutant à 3 m/s. Quant à l'averse, il ne la voit que si les gouttes dépassent les 3 mm et atteignent au moins les 4 m/s de vitesse de chute libre.

Pourquoi pleut-il ?

L'air est un mélange de gaz dans lequel on trouve de la vapeur d'eau. La quantité de vapeur varie selon les endroits, les saisons et d'autres choses. Par exemple, au dessus d'un lac, il y aura plus de vapeur qu'au dessus d'un parking de supermarché. L'air étant en mouvement, la vapeur a tendance à s'élever lorsque le sol dégage de la chaleur, il réchauffe l'air juste au dessus qui, devenant moins dense, monte naturellement aussitôt remplacé par de l'air plus dense et plus froid qui se réchauffera à son tour). Comme il fait plus froid en altitude, l'air, forcément se refroidit en montant. Les molécules d'eau sont frileuses, et finissent par se rapprocher les unes des autres autour d'un micro-grain de poussière, un pollen ou un flocon. C'est le phénomène de condensation qui transforme la vapeur d'eau en gouttelette d'eau liquide.

Au début les gouttelettes sont microscopiques et restent sans problème en l'air. Lorsqu'elles sont assez nombreuses, elles forment un joli nuage moutonnant. Si la condensation dure suffisamment, les gouttes peuvent grossir et atteindre une taille et surtout une masse qui ne leur permet plus de faire de la voltige. Elles tombent. Il pleut.

La pluie peut aussi provenir le la fonte de la glace qui forme les nuages les plus hauts. Les glaçons se rassemblent en chutant, puis fondent avant d'arriver au sol.

Remarquez sur la figure que les gouttes de pluie n'ont pas du tout l'allure qu'on leur donne d'habitude (en forme de... « goutte »), mais ressemblent plutôt à des moitié de hamburger. Cette forme offre une résistance à l'air qui fait qu'au delà d'une certaine taille (6 mm environ) elles se brisent en deux.

Résumons : la pluie c'est de l'eau qui tombe en petits paquets de moins de 5 mm. Une goutte de cette taille pèse environ 40 mg et tombe à la vitesse moyenne de 3 m/s. Avec ça, même tombée de 10 000 mètres, aucune goutte ne parviendra à vous assommer. On peut en conclure que la pluie n'est, en elle-même pas dangereuse et n'a pas d'autre effet sur un touriste que de le mouiller.

Pourquoi pleut-il plus en Bretagne ?

Avant d'affirmer des choses pareilles, nous conseillons au lecteur en vacances du côté de Ploubazlanec, s'il veut éviter les ennuis, de lire ce qui suit.

Météo France a compilé les données météorologique de la France sur trente ans, entre 1961 et 1990, pour créer des moyennes de référence pour les climatologues de tout poil. En voici un aperçu :

les moyennes pour 19 villes de pluviométries (la quantité tombée en une année), de jours de pluie par an et du nombre d'heures d'ensoleillement. Observez bien.

Premièrement, ce n'est pas à Brest qu'il pleut le plus, mais à Biarritz : 1109 mm contre 1483. Brest n'arrive d'ailleurs qu'en cinquième position. Bon, d'accord, c'est à Brest qu'il pleut le plus souvent (155 jours par an) juste devant... Toulouse ! (ils font moins les fiers, là, les toulousains!).

Mais faisons un petit calcul : divisons la quantité de pluie par le nombre de jours où elle tombe.

Brest : 1109:155=7,1 mm/ jour de pluie... une ondée !

 

Aurillac : 1232:135= 9,1 mm/jour de pluie. C'est déjà plus sérieux.

 

Montpellier : 655 :60 = 10,9 mm... là, ça mouille fort !

 

Nice : 800:63 = 12,75 mm !! Il pleut peut-être moins souvent à Nice, mais ça passe à travers la toile du ciré !



Conclusion : pleut-il plus en Bretagne ? À part si vous tenez à être à la pointe du Finistère sous les embruns, il ne pleut pas temps que ça puisque Rennes, la capitale des bretons est classée 17ème, juste après Toulouse, Montpellier et Toulon, pour les quantité d'eau tombées du ciel. Alors ?... Non, franchement, il ne pleut pas en Bretagne, ou alors, juste pour vivifier.

 



Le retour du Phoque 

Deux espèces de phoques sont installées en Bretagne : Le veau-marin, du côté de la baie du Mont-Saint-Michel, et le Phoque gris, qui habite du côté des Sept-îles et de l'archipel de Molène. Ils avaient presque disparus de nos côtes dans les années 70 et les v revoilà qui montrent , de plus en plus souvent leurs moustaches. On en a même aperçu un dans la Loire... à Nevers !

 


 

Derrières leurs airs tout mignon, les phoques sont de redoutables prédateurs et, vous savez comme dans notre beau pays, on n'aime pas trop, les prédateurs sauvages : rapaces, loup, lynx, martre, hermine... et phoques ont subis quelques massacres en règle au cours des siècles passés. Mais ce qui a , presque à chaque fois fait chuter les effectifs fut la pollution chimique ; étant tout en haut des chaînes alimentaires, ils ont en effet la chance de manger de la nourriture concentrée en DDT, PCB et autres cochonneries. Forcément, ils les concentre encore plus et, avant de mourir intoxiqués, ils peinent à se reproduire.

 

Heureusement, l'interdiction de pas mal de ces produits et surtout les mesures de protection efficace ont permis au Phoque un retour sur les côtes françaises. Bien tranquilles, dans des eaux à peu près propre (entre deux Erika!) Bonne nouvelle pour la nature, donc. Ah, mais on me dit dans l'oreillette qu'il y aurait des problèmes, que le phoque mange sa tonne de poisson par an, que les pêcheurs sont mécontents et qu'ils demandent qu'on régule les population... Comme les loups, je vous !

 

Quand est-ce qu'on éliminera la bêtise humaine ??

 

 

 

Attention,  radon 

 

Connaissez-vous le radon ? On n'en parle guère dans les journaux alors qu'il est fort probable qu'il ait 2 à 3 000 mort à son actif chaque année. Mais une fois de plus, il ne faut pas effrayer les populations.

 

Le radon est un gaz. Dans le tableau périodique des éléments, il se trouve dans la dernière colonne, celle des gaz nobles... que l'on devrait plutôt appeler les gaz snobs, car il refuse en général de se combiner avec les autres éléments sous prétexte qu'ils sont saturés d'électrons. IL est effectivement du genre obèse avec ses 86 protons, ses 86 électrons et ses 136 neutrons. Mais il a beau être snob, c'est un instable dont la demi-vie ne dépasse pas 4 jours (le temps pour que la moitié des atomes de radon se soient désintégrés). C'est là justement le problème. Cette instabilité en fait un affreux radioactif.

 
 

Le radon est en quelque sorte un résidu. Il provient de la désintégration du tristement célèbre uranium ou du non moins infréquentable radium. Ces deux-là, radioactifs aussi, se décompose spontanément et forment parfois du radon. Celui-ci étant un gaz, il a tendance à s'échapper facilement dans les air -bien qu'il soit nettement plus lourd. Et c'est dans l'air qu'il sévit : vous pouvez l'avaler sans vous en rendre compte. Comme il est très instable, il va à tous les coup se désintégrer à son tour en émettant une particule alpha qui va vous ronger les ADN. Bon, là, on pourrait se dire que juste un atome de radon, on ne risque rien ou pas grand chose... Mais ce qui est embêtant, c'est que le radon quand il se désintègre donne du polonium qui lui est beaucoup plus toxique.

 

Bon, c'est bien tout ça, mais si le radon vient de l'uranium, à moins de visiter le centre de traitement de la Hague, on ne va pas le voir souvent... et si, car de l'uranium, il y en a dans toutes les roches issues des profondeurs de la Terre, comme les granites. Les régions granitiques sont celles où les quantité de radon, à l'origine de la fameuse radioactivité naturelle qui plaît tant aux défenseurs du nucléaire qui vous disent que leurs chères (très chères) centrales dégage moins de radioactivité que la nature (en oubliant de préciser que ce qu'elles dégagent vient s'y ajouter). Comme c'est un gaz et qu'il est en quantité très très faible, vous ne risquez guère de le respirer en vous promenant sur du granite. Si votre maison est en pur granite, par contre, le radon peut s'y accumuler dangereusement. Là vous aurez le choix entre déménager ou ouvrir vos fenêtres !